Pages

lundi 29 octobre 2012

Avant... ou après un opéra

cop. Pierre Abensur

Vous avez en poche des billets pour une prochaine production lyrique et si l'oeuvre programmée suscite un intérêt tout particulier, vous pouvez venir emprunter la réduction piano et chant de l'opéra, consulter un Avant-Scène Opéra ou même, depuis peu, parcourir le dossier pédagogique édité par le Grand Théâtre.


Si curieux de nature, vous parcourez les archives du Grand Théâtre - les bien- nommées AIR -, vous faites, par sérendipité, un survol de l'histoire lyrique locale : qui a joué quand ? qui a chanté quoi ? Pour Les aventures du Roi Pausole tout bientôt sur la scène genevoise, vous apprendrez que l'opérette d'Arthur Honegger a déjà été jouée en 1960 au Grand Casino et que Léon Ferly chantait le rôle-titre tout en assurant la mise en scène !


Un peu plus loin de nous, la bibliothèque-musée de l'Opéra de Paris vient de rendre accessible son Journal de l'Opéra, via Gallica, bibliothèque numérique de la BNF ! Quelque 310 années de représentations sont consignées avec soin dans les registres. Des annotations précieuses, en regard des titres d'opéras, mentionnent les inaugurations de salles, les événements politiques contraignant des "Relâches", le nombre de représentations déjà jouées pour tel ou tel titre...

L'initiateur de ce répertoire fut Charles Nuitter, d'abord avocat, puis librettiste, traducteur des oeuvres de Wagner et grand mélomane. Il découvre les archives de l'Opéra en 1860 et leur consacre ses quarante dernières années. Ainsi, selon la formule consacrée, nous, bibliothécaires musicaux, si vaudevilles et opéras-comiques nous entourent, nous sommes tous un peu les filles et fils de Charles Nuitter. 

Disponibilité
Muriel


lundi 15 octobre 2012

"J'ai imaginé un genre de drame"


Représentation de Pygmalion en 1912 dans le Parc de l'Ariana

« J’ai imaginé un genre de drame dans lequel  les paroles et la musique, au lieu de marcher ensemble, se font entendre successivement, où la phrase parlée est en quelque sorte annoncée par la phrase musicale. La scène de Pygmalion est un exemple de ce genre de composition, qui n’a pas eu d’imitateurs. » (1778)
Cette déclaration dans les Fragmens d'observations sur l'Alceste italien de M. le Chevalier Gluck fera de Rousseau, tous les dictionnaires l'attestent, l'inventeur du mélodrame.

Les vitrines de la bibliothèque vous propose un parcours du Pygmalion de Rousseau et de Coignet et de leurs contemporains, aux oeuvres de Michèle Reverdy, en passant par celles de Benda, Mozart, Cherubini, Berlioz, Massenet... Chacune des oeuvres exposées présente une particularité du traitement vocal lors des récitatifs parlés (déclamés, rythmés ou accompagnés) et de l'écriture musicale. La partition de William Walton (Façade, 1951) multiplie les exemples où la déclamation rythmée privilégie la musicalité du texte, sans dépendre du chant.


No. 1 de Façade : Hornpipe

Des documents d'époque aux photographies des représentations de Pygmalion à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Rousseau au Parc de l'Ariana en 1912, l'exposition est à découvrir à la bibliothèque jusqu'au 21 décembre prochain.

Cette exposition s'articule autour de deux autres manifestations sur Pygmalion et le mélodrame. D'une part, une conférence de Madame Jacqueline Waeber musicologue le 25 octobre à la bibliothèque et d'autre part, deux représentations de Pygmalion à la Cité bleue produites par l'Opéra-Studio dirigé par Jean-Marie Curti.

Disponibilité (Pygmalion) ou en ligne

Disponibilité (Façade) 


Muriel

jeudi 4 octobre 2012

Les Noces au cinéma

"La chambre bleue"
Noces de Philippe Béziat sort sur les écrans. Le réalisateur semble passionné par ce genre d'adaptation, mêlant plusieurs arts en un seul. En 2009, son film Pélleas et Mélisande - Le chant des aveugles qui avait été présenté au Festival de Locarno, montrait le travail du metteur en scène Olivier Py et des jeunes chanteurs. Son nouveau film réunit Ramuz, Stravinsky, la terre vaudoise dans une fiction racontant plusieurs histoires.

Le numéro 4 de la Couleur des jours consacre au film plusieurs pages richement documentées, dont la présentation du film signée Frédéric Maire :


Il y a d'abord l'histoire de la rencontre entre Ramuz et Stravinsky, celle que l'écrivain raconte dans ses Souvenirs sur Igor Stravinsky, et qui détaille comment le Russe et le Vaudois se (re)trouvent dans une énergie commune, leur travail en commun amplifiant leur créativité. Il y a ensuite la terre (vaudoise) de vignes et de villages, les gens d'ici, leur langue et leur accent, l'eau du Léman et les montagnes, en face, qui semblent nourrir ces noces russes de voisinages insoupçonnés [...]. Il y a la mise en place progressive de l'oeuvre, à coup de répétitions, déconstructions, confrontations, avec ses musiciens, ses chanteurs, ses acteurs : un travail d'approfondissement et de dévoilement des mystères de la partition. Et il y a enfin la chambre bleue, cet espace-matrice rempli d'instruments de percussion qui évoque le lieu de travail de Stravinsky et Ramuz, qui se transforme peu à peu, s'ouvre, se détend jusqu'à devenir l'espace symbolique de création de l'opéra.
Alors, avant ou après la projection, afin de percer les mystères de la partition, la partition  Noces vous attend à la bibliothèque !

Disponibilité Les Noces

Disponibilité La couleurs des jours

Le site de la Fondation d'Igor Stravinsky vous propose, quant à elle, quelques extraits sonores.

Muriel

mercredi 26 septembre 2012

The Darkness


Il arrive plus que régulièrement que l’on nous fasse la remarque suivante à la Bibliothèque musicale : "Je cherche tel morceau mais je ne pense pas que vous l’aurez, ce n’est pas vraiment du classique."

Et bien détrompez-vous ! Si le fonds de musique classique est effectivement le plus important, les partitions de jazz, de rock, de musique du monde ou de variété forment une part importante bien que méconnue de notre collection.

Mes préférences musicales étant ce qu’elles sont, je vais tâcher de vous faire découvrir des artistes que j’affectionne et qui sortent un peu de l’ordinaire de la bibliothèque musicale.


Commençons avec The Darkness, groupe anglais formé en l’an 2000 et révélé au grand public avec le titre I believe in a thing called love. Dans le plus pur style du glam rock des années 80, les quatre musiciens assument et revendiquent totalement leur look kitsch et leurs chansons parfois salaces.

Séparé en 2006 suite au départ du leader Justin Hawkins, le groupe s’est reformé cinq ans plus tard et a sorti un nouvel album qui leur permet de prouver une nouvelle fois que le glam rock à encore de beaux jours devant lui.
 
Malgré une trentaine d’année de retard, leur look et leur musique font mouche et ils reviennent écumer les festivals de l’été. Ils sont notamment en première partie de la tournée européenne de Lady Gaga (ce soir à Zürich!) ce qui devrait leur permettre de toucher un nouveau public.




Jonathan

mardi 18 septembre 2012

Piano à 5 mains droites


Mike Cornick

Mike Cornick
Né en 1947, Mike Cornick suit des études de piano classique puis développe une passion pour le piano jazz. Il étudie ensuite la composition au Trinity College of Music de Londres où il reçoit le prix de composition Ascherberg.

Plus tard, il enseigne la musique à l'école pour les degrés primaires à secondaires ainsi que dans des classes pour adultes. Il est surtout connu pour ses publications de piano jazz dont un grand nombre ont été sélectionnées pour des examens de piano dans le monde entier. Ses compositions sont éditées chez Universal.


5 mains droites

Ce qui nous intéresse avant tout, ce sont ses "4 pieces for 5 right hands at 1 piano" disponibles dès cette rentrée scolaire sur les rayons de la Bibliothèque musicale.

Comme Mike Cornick le dit dans sa préface : "Les pièces présentées ici donnent l'occasion de jouer, dans la bonne humeur, de la musique d'ensemble à cinq sur le même piano !

L'expérience l'a montré : cette disposition inhabituelle peut s'avérer très divertissante pour les pianistes comme pour leur public, et elle permettra aux enseignants d'apporter une touche de nouveauté aux auditions de fin d'année."

Exercice ludique, pièces sympathiques, formation originale : beaucoup d'arguments pour essayer de jouer ensemble, chose pas toujours évidente ! Il n'y a plus qu'à trouver 5 mains droites (c'est toujours mieux que 5 mains gauches...) et un tabouret de piano assez large et c'est parti !



1 piano et 5 mains droites

La Bibliothèque possède d'autres oeuvres pour piano de Mike Cornick, de 4 à 6 mains.

Disponibilité

Fabienne

mardi 11 septembre 2012

Tous en piste

A Genève, la rentrée rime toujours avec l'arrivée du cirque Knie. La fin des vacances marque le début d'autres réjouissances, celles du cirque.

Un spectacle de cirque ne serait rien sans ses clowns, ses animaux domptés, ses acrobates, mais encore moins que rien sans sa musique !

En 2010, à l'occasion des festivités tournant autour de "Genève capitale internationale du monde du cirque", la Bibliothèque musicale a acquis plusieurs partitions de musique de cirque. C'est là qu'elle a découvert les éditions Swiss Music et son concepteur Reto Parolari.

Reto Parolari

Natif de Winterthur - pas très loin de Rapperswil, capitale des Knie ! - Reto Parolari étudie la batterie et le piano, puis entre autres la composition et la direction. En 1973, il crée son propre orchestre symphonique qui se consacre exclusivement à la musique de divertissement symphonique, à l'opérette et à la comédie musicale. De 1982 à 1987, il est aux commandes de l'orchestre du cirque Knie, puis d'autres cirques européens. Depuis 1996, il est chef d'orchestre du Festival international de cirque de Monte-Carlo, où il a reçu plusieurs distinctions. 



Baignant dans ce monde du cirque, il a écrit des centaines de compositions et d'arrangements qu'il fait paraître dans sa propre maison d'édition, Swiss Music. Quelques-unes de celles-là sont disponibles à la Bibliothèque, ainsi que d'autres musiques de cirque, les plus traditionnelles étant regroupées dans un emplacement spécifique dans le libre accès sous la cote 5.12.


Fabienne

mercredi 29 août 2012

Nemanja Radulovic "Rising star"...


Très jeune, Nemanja Radulovic débute l'étude du violon dans son pays natal, la Serbie. Il obtient rapidement le prix spécial du ministère de l'Education de la République Serbe "Talent de l'année 1997". Il poursuit ses études musicales en Allemagne et à Belgrade et à l'âge de quatorze ans, il s'installe en France où il se perfectionne dans la classe de Patrice Fontanarosa au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris.
Après avoir été consacré Révélation internationale de l’année lors des Victoires de la Musique en 2005, et nommé "Rising Star", Nemanja Radulovic joue dans les plus grandes salles européennes. 
En 2006, il remplace au pied levé Maxim Vengerov dans le Concerto de Beethoven, Salle Pleyel, sous la direction de  Myung-Whun Chung.
Depuis, il se produit comme soliste international, en formation avec les deux ensembles de chambre qu'il a fondés : Les Trilles du Diable et Double Sens, et  avec d’autres solistes réputés. Il joue sur un violon de Jean-Baptiste Vuillaume de 1843.

 

Nemanja aime le métissage : avec les Trilles du Diable, il élargit son répertoire, et si Tchaïkovski, Vivaldi s’insèrent naturellement dans ses références, il propose aussi « Spring in Japan » de Aleksander Sedlar, pièce remarquable de musique contemporaine, ainsi que des danses traditionnelles serbes et de la chanson française.
Mais jugez-en par vous-même : 


Nemanja Radulovic se produira le samedi 1er septembre 2012 à 20h30 dans le parc du Château de Tannay, dans le cadre des "Variations musicales de Tannay", avec au programme Vivaldi, Holst, Britten et Mendelssohn.
Ne le manquez surtout pas!

Patricia