lundi 22 octobre 2018

Phil Collins plays well with others

Phil Collins est en couverture du dernier numéro de Batteur magazine car son dernier album qui totalise 4 CDs Plays well with others est sorti tout dernièrement.




Génial ! Grâce à cet article, je peux vous emmener au début des années 80. Les ressources du web sont inépuisables... et me permettent de retrouver la playlist du concert de la tournée de Peter Gabriel pour la sortie de son 3e album en 1980. J'y étais... et l'intro du concert, dans une salle de basket au Bout du Monde, public assis parterre, Gabriel traversant la salle jusqu'à la scène sur les premières mesures de Intruder reste dans les mémoires de quelques privilégiés. Je ne vous en parle pas pour un p'tit coup de nostalgie, mais ce titre a précisément marqué "le son Phil Collins" !


Batterie sans cymbales et création de l'effet Gated reverb pour obtenir un son puissant, grave et percutant reste une particularité de cette époque qu'on retrouve dans In The Air Tonight contemporain à l'album de Peter Gabriel ou encore dans I know there is something on de Frida (ex-Abba)

La bibliothèque dispose de partitions de batterie rock, du dictionnaire encyclopédique du son qui vous permettra de comprendre l'effet Gated reverb ou encore de la chanson avec laquelle Phil Collins remporta son oscar en 2000. La couverture de Batteur magazine a raison, Phil Collins a 7 vies...

Disponibilité (biographie)

Disponibilité (Batteur Magazine)
Muriel

lundi 15 octobre 2018

Partition patrimoniale restaurée : Frank Martin

La Musicale ne se résume pas à un libre accès avec des partitions qui peuvent être empruntées. Elle gère aussi un fonds de partitions patrimoniales dont il faut prendre soin. La BGE compte un pôle de restauration ainsi qu'un pôle de conservation préventive, tous deux sollicités par tous les départements de la bibliothèque.

Cette année, c'est la partition manuscrite des Jeux du Rhône de Frank Martin qui est de retour d'un atelier de restauration genevois. Il a fallu pas moins de 22 heures pour nettoyer cette partition, la consolider en recousant les cahiers ou en réparant les pages abîmées.

Avant restauration

Cette oeuvre fut créée le 7 juillet 1929 à Genève à l'occasion de la IVe Fête du Rhône. L'auteur du poème est Jean-Louis Piachaud. On peut lire dans le Journal de Genève au lendemain de la fête :
M. R.-L. Piachaud a écrit pour la circonstance un poème d'une très grande noblesse. Maître de l'image, il connaît aussi tous les secrets du rythme et du nombre [...]. Quant à M. Frank Martin, qui composa à part l'Ouverture et divers morceaux empruntés, la musique des Jeux, il convient de constater que sa partition est particulièrement remarquable. Il a su admirablement souligner le poème, en a marqué habilement le sens hiératique quasi sacré.
A cette époque, le compositeur est enseignant à Genève au Conservatoire de musique et à l'Institut Jaques-Dalcroze.

Partition restaurée, cop BGE

Les Bastions conservent l'affiche originale de 1929. Celle-ci est visible sur le Catalogue collectif suisse des affiches.

Consultation (Frank Martin)
Disponibilité (IVe Fête du Rhône)
Muriel

lundi 8 octobre 2018

Joyeux anniversaire Michael Jarrell

Le 8 octobre, le compositeur genevois Michael Jarrell fête son 60ème anniversaire. Mais qu'offrir à un ami célébrant un tel chiffre rond ? Le Lemanic Modern Ensemble a trouvé la parade : un concert ! Quatre oeuvres de Michael Jarrell seront interprétées à cette occasion, certaines en création suisse. Cerise sur le gâteau (d'anniversaire), l'Orchestre de la Suisse Romande ainsi que le soliste de renom Emmanuel Pahud seront de la fête.

© C. Daguet / Editions Henry Lemoine


Au programme :

  • ...un temps de silence... : dans sa version pour flûte et orchestre, ce concerto a été commandé et créé par l'OSR en mars 2007 au Victoria Hall, sous la direction d'Heinz Holliger, avec le flûtiste Emmanuel Pahud à qui cette oeuvre est dédiée.



Dans un article du Temps publié le 28 septembre 2018, Michael Jarrell affirme être "très touché que le Lemanic Modern Ensemble et l'OSR se réunissent pour un tel événement, et qu'il soit fêté dans [sa] ville, le jour J. (...) L'affiche a été conçue par les programmateurs en forme d'hommage, avec le flûtiste Emmanuel Pahud et le violoniste Svetlin Roussev. [Il a] beaucoup de chance que ces artistes "incarnent" [son] anniversaire sous la baguette de Pierre Bleuse."

La bibliothèque possède déjà de nombreuses partitions de Michael Jarrell mais elle complètera sa collection à l'occasion de ce jubilé. A suivre dans les nouvelles acquisitions de La Musicale.


Disponibilité
Fabienne

lundi 1 octobre 2018

Manset, Beethoven, Sibelius et Cie

Enchaînement dû au hasard des billets, non voulu, un voyageur succède à Nicolas Bouvier...

Voici la jolie définition de Gérard Manset faite par le journaliste Christian Lecomte du Temps :
Il a 72 ans, a chaussé à la sortie de l’adolescence des semelles de vent pour aller écouter les rumeurs du monde. Homme peu disert, impalpable, auteur de 20 disques – La Mort d’Orion en 1970, Royaume de Siam en 1979, Lumières en 1984 et le quasi hiératique Il voyage en solitaire en 1975 au son singulier comme sorti d’un piano à peine accordé. Jamais monté sur scène, si peu vu à la télévision.
extrait du nouvel album « A Bord du Blossom »
(sortie le 21 septembre 2018)

Le chanteur « impalpable » se laisse découvrir avec l'âge. Il est l'invité de la rubrique d'Olivier Bellamy* dans le dernier numéro de la revue Classica.
Dans cette rubrique, l'invité parle des grands classiques qui l'ont influencé. Pour Gérard Manset, incontestablement Beethoven a compté :
Il y a chez Beethoven une dimension, une épaisseur, une organisation mathématique qui m'émerveille. J'aime moins Bach. Je suis très sensible à Brahms. Je suis pour les grandes masses, pas les petits dessins dans les coins. Donc Balzac, Zola, et Beethoven.
Dans la liste des oeuvres-clés, il cite également la Valse triste de Sibelius, à (re)découvrir de toute urgence, sur Naxos par le Helsinki Philharmonic Orchestra.


Le chanteur mélomane est aussi un homme visuel, son oeuvre photographique en témoigne. Il publie MaNsEtLaNdIa l'an passé.



tiré de Mansetlandia, 
cop. Gérard Manset (Ed. Favre)


Dans les années septante, je ne connaissais pas le visage de celui qui chantait Il voyage en solitaire. A présent, à travers MaNsEtLaNdIa, je peux découvrir le «décor» des chansons, et tout l'univers exotique qui nous faisait rêver à l'époque !
Il faisait jour, j'étais très en hauteur, en altitude, voyais la mer au loin, parti dans une bourgade où nous venions d'arriver pour y acheter quoi donc, de l'huile ? des noix ? Les sacs étaient dehors, en vrac. Je m'étais mis à nager, or contrairement à toutes les sensations de liquide primordial et souvent fait de beauté, fulgurance cristalline et scintillement divers, cette fois, bien que très claire, l'eau laissait voir un fond uniformément gris et une roche concassée. [p. 84]

* également sur le web : sur Radio Classique à 18h du lundi au vendredi, puis sur son blog 

Disponibilité (partition)
Disponibilité (MaNsEtLaNdIa)
Muriel

lundi 24 septembre 2018

Bouvier : Faire de la musique avec cette vie unique

Voyager, écrire, photographier, chercher des images : ces quatre activités varient et se succèdent selon la loi de l'offre et de la demande, et se complètent plutôt qu'elles ne se nuisent.                    - tiré de Petite morale portative
par son ami Jean Mohr

Avant tout, dans le silence, il est encore possible d'entendre le grain de sa voix, un peu traînante, tremblante... J'ai eu la chance de côtoyer Nicolas Bouvier lors d'un séminaire concernant Le Poisson-Scorpion, puis lors d'une rencontre, sur la petite scène du Théâtre du Crève-Coeur à propos de son métier d'iconographe, bel échange d'un soir ! 

Je ne résiste pas à citer le livre de Vahé Godel Faire de la musique avec cette vie unique :
Avoir la chance d'écrire un poème, c'est pouvoir accomplir le geste le plus « salubre » (le mot « salubre » enchante Bouvier comme le mot « fourbu », — la « fourbure » s'opposant à la « salubrité », comme au Poisson le Scorpion...) [...]. Cette révélation du « rien », cette extrême « frugalité » cette marche solitaire, cet « exercice salubre et litanique », ce « peu » mélodique, « exactement timbré », cette « frontière du silence »... grâce à quoi l'on perçoit « une partition plus vaste » : voilà qui peut-être, au coeur même du récit — du journal — éclaire le mieux l'expérience poétique de Nicolas Bouvier. Autrement dit, « c'est une question de rythme qui a beaucoup à voir avec la musique ». 
pp. 39-43 V. Godel cité ci-dessous. Les termes entre «  » sont tirés du Journal d'Aran et d'autres lieux




Depuis mercredi dernier, la Bibliothèque de Genève fête Bouvier en images, les événements sont rassemblés sous le titre de Follement visuel.

L'exposition d'images de Nicolas Bouvier sera visible jusqu'au 24 octobre prochain. D'autres événements auront lieu : soirée consacrée à son métier d'iconographe ou encore l'exposition Le voyage en images, journal photographique de l'Usage du monde dans le Couloir des coups d'oeil. Toute la programmation est détaillée ici :




Afin de prolonger cet hommage, on peut encore citer La dernière douane, poème du recueil Le dehors et le dedans. Ce pme est placé par Bouvier dans l'édition de 1998 après son dernier texte écrit à l'automne 1997 et vient clore le recueil comme un point d'orgue :

La dernière douane

Depuis que le silence
n'est plus le père de la musique
depuis que la parole a fini d'avouer
qu'elle ne nous conduit qu'au silence
les gouttières pleurent
il fait noir et il pleut

Dans l'oubli des noms et des souvenirs
il reste quelque chose à dire
entre cette pluie et Celle qu'on attend
entre le sarcasme et le testament
entre les trois coups de l'horloge
et les deux battements de sang

Mais par où commencer
depuis que le midi du pré
refuse de dire pourquoi
nous ne comprenons la simplicité
que quand le coeur se brise

Genève, avril 1983 

Quelques documents sélectionnés parmi le choix immense des éditions, des articles, des hommages...

Bouvier numérique les ressources de la Bibliothèque de Genève

Disponibilité : Le dedans et le dehors (dans sa version complète)

Disponibilité (L'oreille du voyageur, et notamment Le texte-partition : "Le poisson-scorpion" à l'écoute du "Quatuor en sol mineur" de Claude Debussy par Nadine Laporte.)

Disponibilité (Nicolas Bouvier : Faire un peu de musique avec cette vie unique de Vahé Godel)

Disponibilité Poussières et musiques du monde (CD)

Disponibilité (Nicolas Bouvier : Un galet dans le torrent du monde d'Adrien Pasquali)

Disponibilité (Comment va l'écriture ce matin de Nicolas Bouvier, etc.)

Muriel


jeudi 13 septembre 2018

La contrebasse, entre larme et trombes d'eau

L'été se poursuit et la terre manque d'eau... 

...la terre d'ici pouvant ressembler à celle des Bardenas Reales

Les titres de nos acquisitions évoquent étrangement une atmosphère aqueuse antonymique à cette fin de saison : Une larme, Trombes d'eau, deux nouvelles pièces pour contrebasse !

Trombes d'eau est une composition de François Rabbath. Si ce nom ne vous dit rien, avant de lire sa musique, vous pouvez écouter Kobolds, pièce rythmique pour quatre contrebasses sur la discothèque numérique Naxos.


Selon le Financial Times de Londres, «Rabbath est certainement un phénomène, et on peut dire avec sûreté que peu de contrebassistes - sinon aucun - avant ou depuis lui ont amené l'art à un tel niveau de sophistication technique - et aucun d'une façon aussi élégante et charmante.»


Sur le site de France Musique, il est présenté comme autodidacte dans une famille où tous ses frères sont musiciens. Quittant la Syrie pour Beyrouth, il découvre la méthode d'Edouard Nanny. Sur ce même site, on peut lire : 
Guidé seulement par cet ouvrage [la méthode de Nanny] il élabore une approche innovante et originale qui est validée lors des rencontres fortuites avec les musiciens Yehudi Menuhin et José Iturbi, de passage à Beyrouth, qui le félicitent et l'encouragent. À l'âge d'or de la chanson française, il a accompagné les plus grands : de Piaf à Aznavour, de Brel à Barbara en passant par Oum Khalsoum et Michel Legrand. Interprète et compositeur éclectique, il a créé sa méthode d'apprentissage de la contrebasse, véritable référence aux États-Unis. Sous son influence, la contrebasse s'émancipe pour devenir un instrument soliste à part entière, au même titre que le violoncelle.
 © Jean-Baptiste Millot pour Qobuz.com


La nouvelle technique de la contrebasse, élaborée sur plusieurs années, fait toujours référence et le témoignage de son auteur conservé par l'INA confirme la passion dédiée à l'instrument. Plus récemment, en 2008, le film Bach à la quarte dresse le portrait de Rabbath alors qu'il se lance dans le projet de jouer à la contrebasse les Suites pour violoncelle de Bach.

Quant à Une larme de Rossini, cette pièce illustre l'attachement de Rossini pour la sonorité grave des instruments à cordes - à 12 ans il compose des soli pour contrebasse dans les Sei sonate a quattro. Une larme fut composée en version brève pour contrebasse et piano et retravaillée ultérieurement dans une version pour violoncelle et piano qui figure dans les volumes des Péchés de vieillesse. Selon la préface de notre acquisition, cette édition «offre pour la première fois au contrebassiste la possibilité de jouer sa partie sans altérer la substance musicale, tant avec l'accord d'orchestre que soliste de son instrument. Nous mettons par ailleurs à la disposition des interprètes des partitions pour piano en la mineur et en si mineur. L'édition comprend en outre une partie de soliste avec annotations et une partie sans annotations.»

Disponibilité (Rabbath)
Disponibilité (Rossini)
Muriel

lundi 3 septembre 2018

Une tâche estivale

La chaude période estivale nous a donné l'opportunité de poursuivre le désherbage de matériels chorals dans la fraîcheur d'un dépôt extérieur. Ce terme de désherbage a déjà été évoqué dans un billet plus ancien. Cet été, nous n'avons réalisé qu'un désherbage partiel en éliminant les matériels, tout en conservant un ou deux exemplaires pour nos archives.

Un grand merci à notre stagiaire Amélie présente pendant deux mois à la bibliothèque : elle a participé à toutes les tâches du métier avec curiosité et bonne humeur...

après examen...
 élimination des matériels


A la fin de cette opération, la bibliothèque conservera cependant une belle collection de musiques pour chœur issue du Grand Théâtre de Genève, du Conservatoire, de la Société de musique de Genève ou encore de différentes formations chorales genevoises.

Muriel