lundi 24 août 2015

ISMN

Vient de paraître dans le numéro 62/1 de Fontes artis musicae un article en anglais sur l'histoire et le succès de l'ISMN, co-écrit par Hartmut Walravens et Carolin Unger.

Mais qu'est-ce au juste un ISMN (International Standard Music Number) ? Pour le commun des mortels, c'est un étrange numéro, souvent en 4ème de couverture d'une partition, accompagné régulièrement d'un code-barres. Mais faisons plus ample connaissance.

Le Numéro international normalisé de la musique est en fait le pendant de l'ISBN (International Standard Book Number) employé pour les livres. On l'utilise principalement pour la musique imprimée, et non pas pour la musique enregistrée. C'est un numéro unique qui permet d'identifier une partition éditée ou en location.

Ce numéro est standardisé selon la norme ISO 10957 depuis 1993. C'était un besoin du monde de la musique imprimée d'adopter un tel numéro suite au succès de l'ISBN dans le monde des livres.

On commence à parler d'ISMN du côté de IAML (International Association of Music Libraries, Archives and Documentation Centres) en 1984. Sa création aboutira en 1993 sous la forme d'un code alphanumérique : un M (pour "music") suivi de 9 chiffres. L'agence internationale s'installe à Berlin. Aujourd'hui, il existe 56 agences nationales. Pour la Suisse, l'ISMN est attribué par le ACAMAR au nom du DMV (Deutscher Musik-Verlegerverband).


En 2008, une révision de la norme ISO fait passer l'ISMN à 13 chiffres, lui permettant d'être lié à un code-barres. Il se compose d'un préfixe EAN 979-0 suivi de 9 chiffres. Les premiers concernent l'éditeur (de 3 à 7 positions, selon la production de l'éditeur : plus celle-ci est élevée, moins il y aura de position pour définir l'éditeur). Les suivants - 1 à 6 chiffres - définissent le document, et finalement le dernier chiffre est un numéro de contrôle permettant de vérifier la validité du numéro. Contrairement à l'ISBN, l'ISMN ne permet pas d'identifier le pays de publication.

Dans le cadre d'une bibliothèque, l'ISMN est utile pour la recherche, la sélection et les acquisitions, le catalogage, le dépôt légal. L'ISMN a donc encore de beaux jours devant lui.


Fabienne


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