jeudi 11 décembre 2014

A l'affiche : Offenbach au Grand Théâtre



La Grande Duchesse compte parmi les grands succès du 19e siècle


Le Grand Théâtre termine l'année avec Jacques Offenbach et La grande Duchesse de Gérolstein. L'opéra-bouffe n'a plus été joué sur la scène de la Place de Neuve depuis 38 ans contrairement à d'autres opéras d'Offenbach repris régulièrement.

Petit retour en arrière pour constater qu'en 1867, année de sa création, il en a été tout différemment. La Scène, feuille suisse, littéraire, artistique et théâtrale, conservée à la bibliothèque nous permet de constater de la grande activité "offenbachienne" au Théâtre de Genève entre 1865 et 1880. Pour exemple, Barbe-Bleue et La grande Duchesse de Gérolstein furent représentés à Genève, les mêmes années qu'à Paris, soit 1866 pour le premier, et 1867 pour le second.  
La Scène nous permet aujourd'hui d'avoir connaissance de l'ampleur de ces succès. En 1868, La Belle Hélène, La Grande duchesse de Gérolstein et La Vie parisienne atteignent respectivement 292, 243 et 293 représentations dans la capitale. 
A Genève, le succès de ces œuvres est notoire. La Belle Hélène est représentée plus de 28 fois en quelques semaines entre octobre 1865 et mars 1866. Quant à La grande Duchesse, La Scène du 24 octobre 1867 rend compte de la soirée de création :
C'est une véritable solennité que la représentation à laquelle nous avons assisté avant-hier soir mardi. Il serait difficile de rendre la curiosité empressée du public pour entendre la nouvelle composition musicale de M. Jacques Offenbach [...]. Commencée à huit heures, la pièce s'est terminée vers minuit, au bruit des applaudissements et des rappels, après avoir, pendant près de quatre heures, provoqué des éclats de rire interrompus seulement par des bravos répétés des spectateurs.
Le 27, on peut lire :

La seconde et troisième représentations de la Grande Duchesse n'ont fait que confirmer la réussite de la première, c'est un réel et grand succès d'artistes et de pièce, l'exécution est homogène, la mise en scène splendide, en un mot tout contribue à la vogue de cet ouvrage, qui atteindra un nombre fabuleux de représentations. Parmi les morceaux les plus remarqués nous citerons : la chanson : "Ah que j'aime les militaires" dite par Mlle Geoffroy avec un brio parfait...
L'opéra-bouffe est repris successivement en 1870, 1871, 1872, 1874, 1875 et 1889.
 
Décors de Chantal Thomas

Ces prochains jours, c'est dans une mise en scène de Laurent Pelly, avec Ruxandra Donose dans le rôle-titre que les Genevois pourront le (re-)découvrir.

Le dossier pédagogique conçu par le Grand Théâtre est disponible ici, complété par l'interview du metteur en scène dans le dernier Act O.
Et, pour ceux qui n'iront pas, une retransmission aura lieu mercredi 17 décembre où France-Musique consacrera la journée au Grand Théâtre.

Disponibilité

Muriel

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire