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mardi 14 août 2018

A beautiful mystery


 
 © RMN-Grand Palais (Musée de la Renaissance, château d’Ecouen)_
Tony Querrec

 
Aujourd’hui, nous vous proposons une petite immersion à l’époque de la Renaissance, âge d’or de la musique chantée, avec cette surprenante découverte: des couteaux datant du 16e siècle ayant la particularité d’être le support inattendu de … partitions de musique. Et plus précisément des partitions de chœur transcrites et chantées pour la première fois depuis leur découverte par le Royal College of Music de Londres en collaboration avec le Victoria and Albert Museum. Cet enregistrement, réalisé en 2017 est en libre écoute :


Exposés au V & A Museum à Londres, au Musée Fitzwilliam de Cambridge, ou encore au Musée national de la Renaissance à Ecouen, ces objets sont très rares. On estime leur fabrication autour des années 1500-1550 en Italie. Comme nous l'expliquent les conservateurs du V & A Museum dans cette vidéonous ne sommes pas encore certains de leur véritable usage car nous avons peu de détails concernant leur utilisation à l’époque. Par qui ont-ils été fabriqués et pour quel destinataire ? Cela reste encore un mystère. 

Composés d’ébène, d’ivoire ou de pierre pour le manche, chaque pièce est unique. La lame est gravée de notes de musique accompagnées de paroles. Si l’on regarde de plus près, il s’avère que les chants et musiques gravés correspondent à une prière chrétienne chantée lors des repas : le bénédicité et l’action de grâce. Chaque couteau représente alors une partition avec une partie distincte pour chaque chanteur. Sur une face, on peut lire le bénédicité en latin chanté usuellement avant le repas puis sur l’autre face, l’action de grâce. Les parties de chœur sont harmonisées à 4 voix : Supérius, Ténor, Contre-ténor, Basse.

Flora Dennis nous indique alors dans son article « Scattered knives and dismembered song : cutlery, music and the rituals of dining in Re-thinking Renaissance Objects: Design, Function and Meaning » que ces curieux objets révèlent la relation fascinante, au 16e siècle, qu’entretenait musique et culture de la table et représente l’importance de la présence de la musique dans les rituels autour du repas. 


Voici donc différentes propositions d’explorations autour de la musique de la Renaissance :

La messe de notre Dame par Guillaume de Machaut, à écouter sur Naxos, notre ressource en ligne


21 compositeurs emblématiques du XVIe siècle réunis sous l’ouvrage 42 chansons françaises de la Renaissance  

Oser... La Renaissance à 3 voix mixtes: 23 pièces pour chœur a cappella parmi les plus célèbres du 16ème siècle 
 
Un court reportage réalisé par France 3 sur la musique de la renaissance au château d’Ecouen (musée autour de la Renaissance, abritant une collection de couteaux de notations)



Amélie

jeudi 22 mars 2018

Bruce Arnold : Ear training - Formation auditive

Auteur, compositeur, pédagogue et guitariste résidant à New York, Bruce Arnold a de nombreux CD et DVD à son actif, allant du répertoire de jazz classique à l'improvisation libre en passant par les réinterprétations de musique classique avec l'ensemble Spooky Actions. Il a également écrit plus de 60 livres d'enseignement musical couvrant la pédagogie de la guitare, la formation auditive et les études de rythme. Il enseigne actuellement à l'Université de Princeton. Il propose également sur son site web des leçons (payantes) en live video.

Bruce Arnold (photo: Festival Multimod Performer-Composer

Bruce Arnold était invité à Genève lors d'un Festival organisé par la HEM, en 2016, autour des compositeurs-interprètes contemporains. Le Festival Multimod Performer-Composer réunissait des artistes de premier plan, de différents courants culturels et esthétiques. 

"Le festival souhaite mettre en lumière et analyser le monde et le jeu des
compositeurs-interprètes contemporains sous l’angle des «modernités multiples», un concept qui présente une vision large, internationale et multifacette de la modernité. De même que la vision contemporaine de la créativité mêle diverses sources culturelles et esthétiques, elle fait s’entrecroiser aussi différentes pratiques dont l’improvisation, la composition et le multimédia."


La bibliothèque propose plusieurs ouvrages pédagogiques de Bruce Arnold, notamment son livre "Ear Training" qui remporte un grand succès auprès du public musicien. Une approche à découvrir.


Disponibilité

Tullia

lundi 8 février 2016

Voyage en musique, ou, Quand les lieux inspirent les musiciens

Les titres d'oeuvres musicales, que ce soit en musique classique ou actuelle, regorgent de références à des pays, des villes, des continents. Comment ces lieux ont-ils influencé les compositeurs ? Des souvenirs, des voyages, des amours, de la nostalgie ?

Quoiqu'il en soit, la bibliothèque vous propose en ce moment dans ses vitrines un voyage musical à travers le monde. Tous les continents - mise à part l'Antarctique qui est sans doute moins inspirante - sont représentés, avec une prédominance européenne.


cop. zazle.ch/iArtPrints

Embarquement 

Les amateurs de pays nordiques iront se promener en Finlandia (Sibelius) ou à Stockholm (Aubert), voire même bouger sur des danses norvégiennes (Grieg).

De passage en Espana (Chabrier), vous pourrez aller avec le barbier de Séville (Rossini) passer une nuit à Madrid (Glinka).

Votre séjour en Italie vous laissera sans doute un inoubliable souvenir de Florence (Tchaikovsky) et des fontane di Roma (Respighi).

Plus proche de chez nous, en douce France (Trenet), vous ferez un crochet par la ville lumière : Paris, soit en compagnie de Milhaud ou de Zaz.

Outre-Atlantique, vous passerez par New York, New York (Minelli) et San Francisco (Le Forestier) avec un détour par Québec love (Charlebois), avant d'aller saluer le chanteur de Mexico (Lopez) et Maria de Buenos Aires (Piazzolla).

Du côté de l'Africa (Saint-Saëns), rendez visite à l'Italienne à Alger (Rossini) avant de filer à Alexandrie Alexandra (François).

En revenant de 7 jours de Pékin ou de Shanghaï (Indochine), selon la saison à laquelle vous voyagerez, vous arriverez peut-être pour le jour de la première neige au vieux Japon (Inghelbrecht).

Et pour finir votre tour du monde musical, allez passer quelques mesures sous le soleil des Marquises (Brel) ou à Hawaii (Beach Boys). 

Inspiration

Pour faire ce tour du monde, nous avons été inspirées à notre tour par le livre d'Alain Le Triboche : Recueil thématique d'oeuvres musicales pour la classe qui propose entre autres des listes de morceaux selon des thèmes (l'amour, les animaux, les danses, les légendes, la nature, les prénoms, les saisons...).

Bon voyage !
Fabienne




samedi 12 décembre 2015

Ah ! la belle Escalade

En cette période de commémoration de l'Escalade, posons-nous la question sur les origines de la chanson qu'entonnent d'un même choeur tous les Genevois : Ah, la belle Escalade !

Bien qu'elle soit connue sous ce nom-là ou encore sous celui de "Ce fut l’an 1602", cette chanson est entre autres citée par John Jullien dans son ouvrage de 1845 "Chansons de l'Escalade ; précédées d'un Précis historique sur l'Escalade, et de notices sur la fête et sur les chansons", sous le titre "Allons, citoyens, de grand cœur" qui n’est autre que l’incipit de la mélodie. On nous apprend que la chanson - comprenant 10 couplets et le fameux refrain "Ah ! la belle Escalade, Savoyards, gard, gard" - a été composée sur l’air de la "Carmagnole", chanson révolutionnaire française, pour le renouvellement de la fête genevoise de l’Escalade en 1793. 

"Dès le premier anniversaire, les citoyens qui avaient été blessés à l’Escalade et ceux qui s’y étaient distingués se réunirent en un banquet. [...] Bientôt les parents, les amis, la population tout entière prirent part à la fête. Telle fut l’origine de la fête populaire. Des enfants, déguisés en Savoyards, apparurent au milieu du festin. Les chansons remplirent bientôt le rôle qui leur est assigné, et le fameux "Ce qu’è l’aino" fut sans doute entonné dès le premier anniversaire.[…] Le 9 novembre 1782, pendant l’occupation des trois Puissances, et à la veille de ce Conseil général de sinistre mémoire, le Conseil décréta que la fête ne serait pas célébrée cette année, vu les circonstances ; en 1785, il fut arrêté que les sermons commémoratifs seraient supprimés. En 1793, le gouvernement révolutionnaire réhabilita solennellement l’Escalade et la célébra dans le goût du jour."



Dans l'ouvrage "La belle Escalade de 1902" de Danielle Buyssens et Corinne Walker, les auteurs précisent qu’"au cours du XVIIIe siècle, la Savoie – désormais royaume de Sardaigne – était devenue, par son rapprochement avec la France, une puissance à ménager. Dès lors, le souvenir de l’Escalade, avec son lot de chansons vindicatives à l’égard du voisin savoyard, est de plus en plus mal venu. Aussi, lorsqu’à la suite de la révolution bourgeoise de 1782, l’oligarchie revient au pouvoir avec l’aide de la Sardaigne, elle supprime les services religieux et interdit les mascarades dans les rues. Les repas, eux, perdurent dans la plus grande discrétion. Il faudra attendre dix ans et la chute de l’ancien régime pour voir renaître, en 1793, la fête de l’Escalade."

François Ruchon écrit dans "La littérature de l’Escalade", article paru en 1952 dans "Escalade de Genève - 1602 : histoire et tradition", "C’est de 1793 que date la pièce qui a été pour de nombreuses générations du XIXe et du XXe siècle, la vraie, la seule chanson de l’Escalade : "Allons citoyens de grand cœur". De tout le fatras de l’époque, elle a jailli, alerte et vivante, sur son air de la "Carmagnole", avec son refrain bien sonnant ; nous l’avons chantée autrefois, dans la rue, quand l’Escalade était encore une fête populaire. Qui l’a composée ? Jullien, dans son manuscrit, nous dit qu’on l’a attribuée à la mère du colonel Dufour. Il n’a pas maintenu cette attribution dans son "Recueil" imprimé. Peu importe d’ailleurs. Elle a paru en décembre 1793, anonymement, au prix d’un sou, et, en 1874, fut éditée par Charles Fulpius, et lithographiée par Ch. Pinot, à Epinal, accompagnée d’un dessin dû à un jeune artiste, Louis Dunki, dans le style populaire et avec de vives enluminures. Tous les petits Genevois ont, un jour ou l’autre, tenu entre les mains cette feuille haute en couleurs qui a été réimprimée plusieurs fois."

Jules Thil dans "Chansons de l'Escalade : (Genève, 1602), lu à la séance du 15 avril 1837", nous apprend même qu’un autre air français bien connu a servi de mélodie à une chanson de l’Escalade : "De toutes les complaintes, cantiques, chansons de table, allusions égrillardes et scènes de tout genre, qu’inspira l’Escalade, et qui n’ont pour elles ni la naïveté du patois de nos ancêtres, ni le mérite de l’à-propos, les deux pièces les meilleures et les plus connues datent de la révolution de 1793 ; l’une est sur l’air de la "Marseillaise" ; l’autre sur celui de la "Carmagnole". C’est cette dernière dont le refrain retentit encore aujourd’hui dans les rues, et autour de la dinde traditionnelle : Ah ! la belle Escalade, Savoyards, gare, gare."


 version remixée Hard Trance / Happy Hardcore / Techno

Disponibilité
Fabienne

Ce billet est largement inspiré de la réponse à une question posée au service de renseignements à distance des bibliothèques de la Ville de Genève : InterroGE

lundi 30 novembre 2015

La chanson qui dérange (2)

Suite (et pas fin) de notre remake bloguesque sur la Chanson qui dérange. Toujours inspirée du livre de Baptiste Vignol : Des chansons pour le dire : une anthologie de la chanson qui trouble et qui dérange (éd. Tournon, 2005), voici une thématique autour de l'auteur-compositeur-interprète : le fantasque Pierre Perret.

Notre ami Pierrot est un habitué de la chanson légère, mais il exploite aussi des thématiques plus complexes et plus graves telles la pauvreté dans la vieillesse (L'hôpital), le divorce (A cause du gosse), les commandos anti-avortement (Elle attend son petit), la famine en Afrique (Riz pilé), les guerres de religions (Au nom de Dieu), les conditions de la femme (La femme grillagée), les méfaits d'Internet (La mère des cons)...

Il créera même en 1969 sa propre maison de disques, Adèle, "qui lui donne la formidable liberté de décider à sa guise du contenu de ses chansons et de leurs arrangements, d’enregistrer comme il le veut et ne dépendre de personne." 

Il reçoit par deux fois un prix décerné par la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme (LICRA), pour sa chanson Lily qui dénonce la xénophobie et le sort des immigrés, et pour l'album La Bête est revenue, parlant des dérèglements d’une société et de l'extrémisme en tout genre.


Les jolies colonies de vacances

En 1966, au nom de la morale, Pierre Perret a été interdit d’antenne pendant six mois pour avoir interpréter cette chanson non expurgée du "pipi dans le lavabo" et de la référence à Tanger et de la sous-entendue traite des Blanches. Madame de Gaulle a même demandé l'arrêt de sa diffusion sur les ondes ! Que de polémiques autour de cette chanson.

 

Les jolies colonies de vacances
Merci maman, merci papa
Tous les ans, je voudrais que ça r'commence
Youkaïdi aïdi aïda.
...

Hier, j'ai glissé de sur une chaise
En f'sant pipi dans le lavabo
J'ai le menton en guidon d'vélo
Et trois canines au Père Lachaise
Les punitions sont plutôt dures
Le pion il a son pareil
Y nous attache en plein soleil
Tout nus barbouillés d'confiture.
...
J'vous envoie mes chers père et mère
Mes baisers les plus distingués
J'vous quitte là j'vais voir ma fiancée
Une vieille qu'a au moins dix berges
Les p'tits on a vraiment pas d'chance
On nous fait jamais voyager
Mais les grandes filles vont à Tanger
Dans d'autres colonies d'vacances.


Mon p’tit loup


Quel angle adopter pour attaquer ce thème périlleux du viol, sans crouler dans la vulgarité ? La première version de la chanson Mon p’tit loup est d’abord destinée à une jeune fille violée. En 1979, Pierre Perret en modifiera le texte pour en faire une complainte admirable et une berceuse plus universelle, délaissant cet humour qui lui laisse tout croquer pour ciseler un voyage au ton tendrement poétique. Bien que parue dans l'album Ça la fait marrer, cette chanson provoque plutôt l'effet contraire...

T'en fais pas, mon p'tit loup,
C'est la vie, ne pleure pas.
T'oublieras, mon p'tit loup,
Ne pleur' pas.

Je t'amèn'rai sécher tes larmes
Au vent des quat' points cardinaux,
Respirer la violett' à Parme
Et les épices à Colombo.
On verra le fleuve Amazon'
Et la vallée des Orchidées
Et les enfants qui se savonn'nt
Le ventre avec des fleurs coupées.

...Je t'amèn'rai voir Liverpool
Et ses guirlandes de Haddock
Et des pays où y a des poul's
Qui chant'nt aussi haut que les coqs.
Tous les livres les plus beaux,
De Colette et d'Marcel Aymé,
Ceux de Rab'lais ou d'Léautaud,
Je suis sûr qu'tu vas les aimer.

Le zizi

On ne peut pas parler de Pierre Perret sans évoquer son... Zizi ! L'espiègle chanteur s’applique comme un artisan et met trois ans à peaufiner sa chanson. Son plus grand succès commercial fut un phénomène de société. Ce titre pétri de métaphores montre que la France trouve à rire et à chanter dans la libération sexuelle. En effet, en 1974, le débat sur l’éducation sexuelle à l’école fait rage dans le monde politique et la société française. Rebelote, interdiction sur les ondes, mais grosse vente de disques avec 5 millions de 45 tours et 16 disques d'or. 

Souvenir en images dans l'émission Système 2 présentée par Guy Lux, dans laquelle Pierre Perret se prend d'un fou rire à la fin de sa chanson.

Afin de nous ôter nos complexes,
Ô gué, ô gué
On nous donne des cours sur le sexe
Ô gué, ô gué
On apprend la vie secrète
Des angoissés d' la bébête
Ou de ceux qui trouvent dégourdi
De montrer leur bigoudi
Une institutrice très sympathique
Nous en explique toute la mécanique
Elle dit nous allons planter le décor
Ô gué, ô gué
De l'appareil masculin d'abord
Ô gué, ô gué
Elle s'approche du tableau noir
On va p' têt' enfin savoir
Quel est ce monstre sacré qui a donc tant de pouvoir
Et sans hésiter elle nous dessine
Le p'tit chose et les deux orphelines

Tout tout tout
Vous saurez tout sur le zizi
Le vrai, le faux
Le laid, le beau
Le dur, le mou
Qui a un grand cou
Le gros touffu
Le p'tit joufflu
Le grand ridé
Le mont pelé
Tout tout tout tout
Je vous dirai tout sur le zizi
...

Disponibilité

Fabienne

lundi 23 novembre 2015

Aragon et Castille de Boby Lapointe




Vous aimez les chanteurs des années 50 ? Alors venez voir l’exposition qui leur est consacrée à la bibliothèque musicale. Parmi les chanteurs exposés, il y a Boby Lapointe. Je souhaite partager avec vous l’histoire d’une de ses chansons. J’ai choisi Aragon et Castille

Pouvons-nous considérer la chanson Aragon et Castille comme une chanson des années 50 ?
La réponse est oui. Car bien qu’elle ait été publiée sur 45 tours en 1960, elle fut écrite en 1954. Sa première apparition était dans le film Poisson d’avril où Bourvil l’interprète, mais malheureusement la chanson passe inaperçue.
Plus tard, la chanteuse Ginette Garcin essaya elle aussi de faire connaître la chanson, sans succès. 
En 1960, Boby Lapointe apparaît dans le film Tirez sur le pianiste, c’est là qu’il rencontre Charles Aznavour. Les deux hommes nouent une amitié, et Aznavour l’engage en première partie de sa tournée.
C’est à ce moment, que la roue tourne pour Boby Lapointe, il chante ses chansons loufoques telles que l’Hélicon, Ta Katie t’a quitté et Aragon et Castille à l’Alhambra et au club des Trois baudets entre autre.
En 1960 et 1961, il enregistre ses premiers disques, où paraît Aragon et Castille.

Si on analyse  les paroles de la chanson, on peut voir qu’elle est divisée en 4 parties.
1ère partie : Histoire principale. Elle met en scène une jeune fille du pays d’Aragon et un jeune homme du pays de Castille. On nous laisse supposer une éventuelle rencontre entre les deux personnages. La 1ère partie est également le refrain.
2ème partie : Dans sa chanson, Boby Lapointe, utilise la figure de style de la digression qui signifie « action de s’éloigner »
La digression c’est le changement temporaire de sujet au cours d’un récit, qui évoque une action parallèle au discours.
Dans le cas de la chanson, Boby s’éloigne de la glace vanille et citron, pour nous dire qu’il préfère la glace au chocolat mais que malheureusement son pâtissier n’en a plus.
3ème partie : À nouveau, on s’écarte de l’histoire principale. Boby  nous explique qu’être marchand de glace est un beau métier, à l’inverse de marchand de mouron (ver marin), qui est un métier moins marrant, Il nous indique aussi qu’un parent à lui est vendeur de mouron.
4ème partie : Cette fois, c’est la fin de la chanson. Boby nous explique qu’à cause de la distance, la fille n’aura pas sa glace vanille et citron, que le garçon n’aura au final rien vendu et que son commerce a fondu. Il n’y a donc pas de rencontre. Boby nous invite alors à chanter « jusqu’à demain ».
Si ce n’ai pas déjà fait, je vous invite à écouter cette chanson qui respire la joie de vivre et la bonne humeur.
Emilie