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lundi 7 novembre 2011

Au pays Yiddish

Sous ce titre, l'Association des amis de la musique juive a concocté une suite de concerts qui met en avant les thèmes yiddish au travers de chants traditionnels (à la Cité bleue le 13 novembre) et d'oeuvres de musique classique pour flûte, cor et piano, dont la particularité est d'inclure un thème yiddish (le 27 novembre au Conservatoire de musique). Un premier concert associait le tango et la musique juive.

A la Bibliothèque, venez vous inspirer en empruntant l'un ou l'autre des nos recueils de musique juive, klezmer et yiddish. 

L'anthologie Mir trogn a Gezang! compile une centaine de chants yiddish classés par thème. Le grand succès de cet ouvrage, publié en 1972, peut être attribué notamment au fait que chaque chant est accompagné du texte en yiddish et du texte translittéré, ce qui en facilite la diffusion, en particulier auprès des jeunes générations peu familières avec l'alphabet juif. Un résumé en anglais de chacune des chansons permet encore au plus grand nombre de comprendre le sens des paroles yiddish.

Dès la 2e édition de l'ouvrage, une quinzaine de chants du poète et musicien Mordecai Gebirtig (1877-1942) sont ajoutés. Parmi eux, le célèbre Undzer shtelt brent (notre ville est en feu), un chant écrit après le pogrom de Przytyk en 1938 et repris ensuite comme chant de révolte par les combattants des ghettos.

Tullia









  

Illustrations de Cecilia G. Waletsky dans Mir trogn a Gezang!

jeudi 3 novembre 2011

Quand la musique et l’image font leur cinéma…

" Vos yeux sont fixés sur l'écran … tout entier vous êtes pris par l'histoire… dans le pavillon de l’oreille, les bruits, les sons, les voix se glissent telle une onde rythmique et rayonnante… la musique irrigue l'image et révèle au spectateur l'émotion des non-dits.
Humour, poésie, suspense, guerre et passions seront au rendez-vous de cette heure palpitante ! "

C'est l'invitation que vous lancent François Creux, Xavier Pares et Omer Sipahi - parodiant ci-dessous le bon, la brute et le truand - ainsi que la Bibliothèque musicale pour le dimanche 6 novembre 2011 dans le cadre de la journée pour tous du festival Cinéma tous écrans. Deux séances prévues : à 11h et à 14h, sans entracte !


Les trois professeurs du Conservatoire populaire de musique seront aux commandes de ces projections variées et commentées, pour vous faire (re)découvrir des musiques de film, sous forme ludique et aussi humoristique. Une bonne façon de revoir ses classiques et de les faire connaître à la nouvelle génération. 

Tout public, limite d'âge : dès 7 ans, durée 1 heure, gratuit. Il est recommandé de réserver votre fauteuil à l'adresse ateliermusique@cinema-tous-ecrans.com ou au 022 418 35 80.

Vous pourrez également en profiter pour voir la petite exposition sur la musique et le cinéma dans les vitrines et au mur de la bibliothèque.

Venez à la Bibliothèque musicale, ça vaut la peine de vous lever un dimanche pour assister à l'une de ces deux séances ! 


Fabienne

lundi 31 octobre 2011

With pleasure !


Etre le compositeur d'un film muet (re)donne à cette contribution aux côtés du réalisateur sa juste place !
Ludovic Bource, collaborateur des films précédents de Michel Hazanavicius, relève le défi en réalisant la B.O. de The Artist, sorti sur les écrans depuis quelques jours.
Pour les besoins du film, le compositeur comme tous les techniciens du film se sont plongés dans le répertoire hollywoodien de années 1920-1940 pour s'en imprégner. Et, le résultat est totalement réussi.
Pour le compositeur ce sont aussi les films des deux décennies suivantes qui vont également influencer son travail. La reprise intégrale de la musique de la scène d'amour du film Vertigo, composée par Bernard Herrmann en 1958 lui permet de rendre ainsi hommage à l'un des plus grands compositeurs pour le 7e art !
D'autres reprises (Duke Ekllington, Rose Murphy) donnent à la partition un côté jazzy, collant à l'époque du cinéma muet !

B.O disponible depuis le 10 octobre 2011
(Orchestre philharmonique de Flandres)

Si le rapport entre l'image et la b.o. vous interpelle, l'exposition de la Bibliothèque musicale vous permettra with pleasure* de découvrir ou redécouvrir les partitions des plus belles collaborations entre la musique et le cinéma.

Exposition Quand la musique et l’image font leur cinéma a lieu jusqu'au 23 décembre 2011.

* seules paroles du film !
Muriel

jeudi 27 octobre 2011

De Flore et Zéphire à L'étoile du nord

Jeanne ou Jeanneton, Ma femme et mon parapluie, Le menteur véridique, Le luthier de Lisbonne ne vous disent rien ?
Ces vaudevilles sont pourtant issus de la même plume que les opéras-comiques La dame blanche (Boieldieu), La muette de Portici (Auber) ou encore celle des opéras Le comte Ory (Rossini) ou Robert le diable (Meyerbeer).

Eugène Scribe, dont on fête cette année le 150e anniversaire de sa mort, en est l'auteur. Il demeure incontournable quand on aborde la musique française du 19e siècle. Elu à l'Académie française en 1834, il remporte d'innombrables succès avec ses vaudevilles, écrits souvent en collaboration avec d'autres librettistes. Parallèlement, ses livrets d'opéras et d'opéras-comiques contribuent à la réussite d'oeuvres magistrales pour le 19e siècle.

Représentation du Lorgnon le 22 septembre 1836

A Genève, l'ère du vaudeville a eu ses heures de gloire au milieu du 19e siècle et culmine en 1836-1837 par 116 représentations durant la saison. Les Genevois eurent l'occasion de découvrir le talent d'Eugène Scribe simultanément aux Parisiens. Une femme qui se jette par la fenêtre fut son vaudeville le plus joué : quelque 35 représentations eurent lieu sur la scène du Théâtre de Genève entre 1855 et 1877 !

 illustration du livret, cote BMU LV 839

La bibliothèque possède un fonds de musique de vaudevilles et mélodrames représentatif de l'engouement de l'époque pour cette musique. Le catalogue est accessible ici et les livrets d'Eugène Scribe sont consultables à la bibliothèque.

Muriel

lundi 24 octobre 2011

Selah Sue

Rien ne prédisposait cette jeune auteur- compositeur- interprète flamande à une carrière musicale. C'est seulement à l'adolescence que Selah Sue s'est tournée vers la musique. Jusqu'alors, son seul lien avec elle se résumait à des cours de danse classique. "C'est lorsque ces cours de danse sont devenus ennuyeux que j'ai ressenti le besoin de faire autre chose " explique-t-elle, " Et la musique est devenue une véritable passion ".
À l'âge de 15 ans, elle apprend à jouer de la guitare acoustique et commence à écrire ses propres chansons.  À 17 ans, elle est la plus jeune et unique participante féminine du concours Open Mic-avond de Het Depot à Leuven. L'organisateur et chanteur Milow remarque ses talents et lui demande de jouer ses premières parties de concert.

Selah Sue a souvent repris des titres de Erykah Badu et The Zutons, mais elle possède aussi un large éventail de ses propres chansons. Deux de ses chansons les plus connues sont Mommy et Black part love, toutes les deux réalisées en acoustique.


Chaude, puissante, profonde, légèrement éraillée, faussement fragile l'instant d'après... La voix de Selah Sue est unique et se fond idéalement dans les mélodies reggae-ragga-soul.
Au-delà d'une timidité évidente, Selah Sue communique une force et une détermination que l'on ne croise pas si souvent chez une jeune fille de 21 ans.

Révélation 2010 des grands festivals belges, français, suisses et des Pays-Bas, elle se produira ce mercredi 26 octobre 2011, à 21h. au D Club à Lausanne (1 Place centrale).

Patricia

lundi 17 octobre 2011

La mémoire sonore de la Suisse

Un entretien avec Pio Pellizzari, le directeur de la Phonothèque nationale à Lugano, est à lire ce mois dans la Revue musicale Suisse (octobre 2011). 

"La Phonothèque Nationale conserve les archives sonores de la Suisse et s'occupe de ce patrimoine sonore national...  Nos archives couvrent environ 100 ans d'histoire. En plus, la Phonothèque documente ses collections d'une manière professionnelle et les garde disponibles à long terme, ces deux derniers aspects sont importants."


Outre des informations sur les collections collectées et conservées, l'article se penche sur la question de l'évolution des supports et le déclin des CD. Il explique aussi comment, en plus de sa mission de conservation, la Phonothèque donne un accès à ses collections. Grâce à des places d'écoutes séparées, l'accès aux documents est proposé en ligne dans différentes institutions de toute la Suisse. Cette solution unique permettant de respecter les droits d'auteurs, d'interprètes et de producteurs a déjà été prise comme exemple dans d'autres pays.

L'article évoque enfin la problématique de l'histoire de l'interprétation, un sujet qui commence à retenir l'attention des départements de recherche des HEM. "... l'intérêt que je constate dans ce domaine nous motive à la Phonothèque nationale quant à la perspective d'offrir un maximum d'accès à nos collections, notamment sous l'angle historique et pour des recherches sérieuses - y compris des interprètes - et des recherches qui n'ont rien à voir avec la critique musicale." conclut Pio Pellizzari dans cet interview.

Disponibilité : 
Tullia


jeudi 13 octobre 2011

Sur les routes de l'Inde du Nord à la découverte de la vina

L'heure de la rentrée a sonné pour les Ateliers d'ethnomusicologie ! Et, c'est sur les Les routes de l'Inde qu'on nous convie dans le cadre du Festival Les nuits du monde !  

Le programme s'est concentré cette année sur les régions du Nord. C'est notamment l'art de la vina que les spectateurs pourront découvrir demain à l'Alhambra. L'histoire de cet instrument nous sera racontée par Philippe Bruguière,conservateur du Musée de la musique de Paris lors d'une conférence intitulée L'art de la vina, une tradition emblématique.

Bin, 18e siècle, Rajasthan
Musée de la musique, Paris

Le nom vina est le terme générique regroupant l'ensemble des instruments à cordes de l'Inde. La rudra-vina, sorte de cithare dans le registre grave, est l'un des plus anciens instruments à cordes de l'Inde.Constitué d'un manche en bois ou en bambou, sa silhouette se distingue par les tumba, résonateurs faits en calebasse.

A la suite de la conférence, le concert est donné en hommage à Ustad Asad Ali Khan récemment décédé. Asad Ali Khan, né à Alwar en 1937, était le dernier descendant de binkars. En effet, son grand-père, Musharraf Khan, fut le premier à se rendre en Occident pour y donner un récital lors d'un voyage à Londres en 1886.

Pour parfaire votre approche de l'instrument :

un site lui est consacré ici,
le livre de Daniel Bertrand La vina de l'Inde du Sud est disponible sur le réseau et une partition vous attend à la bibliothèque

Muriel